L’ASBL derrière la plateforme
On ne vient pas du monde des affaires. On vient de l’atelier.
Le pti café est une ASBL belge, née à Liège. Avant d’être une plateforme, ça a été des t-shirts, du mobilier fait de palettes, et une cave transformée en atelier. Quinze ans à créer des choses sans moyens — c’est de là que vient tout le reste.
Ce que ça nous a appris.
- Créer avec ce qu’on a — ne pas attendre le budget, le local ou le bon matériel. Commencer avec ce qui est là.
- Chercher plutôt que savoir — on n’est spécialistes de rien. On sait où regarder, et comment relier des idées qui n’ont rien à voir entre elles.
- Pivoter sans abandonner — un obstacle change la forme du projet, pas la décision de le faire.
En faisant tout ça, on a fini par comprendre une chose : ce qui manque à quelqu’un qui a une idée, ce n’est presque jamais la volonté. C’est un endroit où la poser, et des gens autour qui créent aussi.
C’est ce constat qui a donné la plateforme. Pas l’inverse.
Ce qu’on ne prétend pas être.
On ne va pas t’apprendre à vendre, ni à communiquer. On ne t’apprendra pas non plus à maçonner un mur si ton idée est de construire une maison.
Et on ne promet aucun succès. Beaucoup dépendra de toi, de ton groupe, et de ce que tu accepteras d’apprendre en chemin.
Pas une promesse de succès. Une expérience de création.
Pourquoi une ASBL.
La plateforme coûte de l’argent : des serveurs, du développement, du temps. Elle sera donc payante un jour — de l’ordre de 8 € par mois par personne. Elle est gratuite pour l’instant, et pour un bon moment. Si le coût réel demande autre chose, on le dira franchement.
La forme ASBL n’est pas un détail administratif. C’est ce qui garantit que le but premier n’est pas de s’enrichir sur le dos de gens qui essaient de faire quelque chose.
Qui c’est, nous.
Savery
Fondateur. Sorti d’école à dix-neuf ans avec un diplôme d’art. Sérigraphie, tatouage, t-shirts, mobilier, ateliers en maisons de jeunes : un parcours d’autodidacte fait d’essais et de débrouille.
Aujourd’hui idéateur : il conçoit, il lance, et il laisse faire ceux dont c’est le métier. « Je n’ai jamais attendu la permission pour essayer. »
Romain
Trésorier de l’ASBL. Présent depuis la marque de t-shirts en chanvre, il y a quinze ans.
L’ASBL est preneuse de renfort. Coach, formateur, créateur : si tu as envie de mettre ton savoir-faire là où il est utile à des porteurs de projets, écris-nous.
Ce qu’on a fait avant ça.
01
Des t-shirts en chanvre.
Il y a quinze ans, avec Romain — aujourd’hui trésorier de l’ASBL — on lance une marque de t-shirts en chanvre, imprimés à l’encre écologique. Personne n’en parlait encore. On vendait localement, en comptant sur les clients convaincus plutôt que sur la publicité.
02
Du mobilier fait de rebuts.
Il y a treize ans, on récupère des palettes dont personne ne voulait. Le jeu : fabriquer du beau à partir de ce qui était vraiment bon à jeter. Ce mobilier nous a emmenés de festivals en salons, jusqu’au salon de l’innovation de la Commission européenne, à Bruxelles.
03
Une cave, à Liège.
Il y a six ans, on aménage une cave sans installation électrique, uniquement avec des matériaux de récupération. La main folle : un atelier bois et métal, un atelier graphique, des pièces uniques à vendre ou à échanger, et un bar sans alcool pour les concerts.
On n’avait qu’une scie sauteuse, une visseuse et une disqueuse — et on travaillait dans le gravier du parking.